Après plusieurs mois sans vrai intérêt pour la photo, alors même que j’ai continué les prises de vues, je me suis replongé dans mes tirages. En particulier mes tout derniers à l’atelier Erard, que j’ai quitté après une belle aventure de plusieurs années. Pas d’émotion particulière avec ce départ, mais l’envie d’avancer autrement, différemment. Après tout, j’ai mon propre espace de développement et de tirage à domicile, donc je suis tout à fait autonome. Si les premières années, les échanges, l’observation des manières de faire et la découverte d’autres manières de faire de la photographie ont été importantes, j’ai désormais envie plus tranquille. À domicile, je peux tirer quand je le souhaite, n’importe quel jour, à n’importe quel moment de la journée. Tranquillement. Et en conservant les réglages de mon installation et ma chimie plusieurs jours de suite.

Pour terminer en beauté, j’ai fait de grand tirage de cette photo, qui reste néanmoins incomplète. C’est un panorama réalisé avec le Lomography Spinner 360°, que j’utilise finalement assez peu, mais que j’apprécie beaucoup. En particulier pour ce genre de vue, penchée, réalisée un peu « au hasard ». Mais j’aime très souvent le rendu, surtout avec les trous du film qui restent bien visibles, et qui font, pour moi, partie du charme direct de ces tirages. En plus, j’ai profité de l’atelier pour des tirages sur des formats peu usuels pour moi, ici sur des feuilles 40×60 coupées en 2, les négatifs ne prêtant particulièrement bien à l’exercice, même s’ils nécessitent un travail sur la lumière un peu plus important que d’autres, dans des formats plus classiques.

Trêve de bavardage, j’ai une trentaine de films à développer, pour lesquels j’ai préparé la chimie. Et je fais le plein de chimie pour mes tirages. Y a plus qu’à.