Sur la photographie d’entête de cette page, c’est doublement moi, Pasquale ; la cinquantaine, parisien d’adoption de longue date, mais européen de par mes racines, grand amateur de cinéma, de généalogie, de musique, de photographie et de voyages.

J’aurais aimé parler de tout ça, de la musique en particulier, de mes voyages, de mes découvertes cinématographiques, mais pour avoir été dans le fanzinat musical dans ma jeunesse et avoir tenté de m’y remettre à l’aune de la pandémie de covid, je me suis fait une raison : je n’aime pas critiquer.

Au contraire, j’aime vivre l’instant, apprécier un bon disque, apprécier un bon film, profiter d’un voyage. Parfois l’expérience est malheureuse, j’écarte un disque, je ne conserver pas en mémoire un film, je ne photographie pas un lieu, car je n’ai pas apprécié l’instant, pour des raisons qui me sont propres. Mais je ne suis pas là pour critiquer ce que je suis incapable de faire moi-même. Composer une musique, un disque, écrire un scénario ou réaliser un film. D’où mon absence de légitimité dans cet exercice.

Du coup, je ne parle ici que de photographie. Et encore, c’est un bien grand mot, car j’expose surtout mes photographies et je partage mes expériences.

C’est une passion que j’ai découvert très tardivement, au début des années 2010. La photographie n’a longtemps représenté qu’un objet de souvenir, et même si je rapportais toujours quelques photos de mes voyages ou séjours familiaux, ce n’est que tardivement que je me suis pris véritablement au jeu. D’abord, au travers un premier réflex numérique, qui a fait mon bonheur dans ma façon de l’utiliser pour immortaliser certains moments de ma vie familiale. Puis, par une rencontre déterminante avec Richard Bellia, photographe de renom dont j’ai longtemps admiré le travail sur The Cure, et dont j’admire beaucoup le travail photographique, et qui m’a donné envie d’aller plus loin et surtout vers l’argentique.

Depuis, je ma passionne pour ce médium, pour son processus plus lent, plus réfléchi, de la prise de vue au tirage en passant par le développement. Ma curiosité me pousse à explorer les procédés alternatifs, comme la photographie au sténopé, le développement au caffénol, le tirage au cyanotype ou encore les films produits manuellement ou en tout cas artisanalement. Dès que je peux, je teste ce qui me parait intéressant, ludique ou prometteur.

Aujourd’hui, je travaille essentiellement sur la déchéance, un sujet qui m’a toujours passionné, et dont je peux exprimer ma vision au travers la photographie.

C’est ce travail que j’expose ici.